Tiken Jah Fakoly, de son vrai nom Doumbia Moussa Fakoly, est un chanteur de reggae ivoirien.
Tiken Jah Fakoly joue une musique pour « éveiller les consciences ». Les paroles de ses chansons parlent de beaucoup d'injustices que subit la population de son pays d'origine, mais aussi et surtout du peuple africain. Par « musique qui éveille les consciences », Tiken Jah Fakoly explique que les peuples qui vivent sous l'oppression sont des humains au même titre que les autres, qu'ils ont les même droits que tout être humain et qu'ils ont leurs cultures et leurs valeurs. Sa musique est engagée contre la mainmise que l'Occident, particulièrement la France, a sur les richesses d'une grande partie de l'Afrique, notamment au Gabon, au Congo, une oppression également politique qui se traduit par le contrôle des chefs d'États africains via les lobby français qui, quitte à provoquer des guerres, se démènent pour leurs intérêts
Il est pour l'annulation de la dette des pays africains, et s'est rapproché du mouvement altermondialiste[3]. Il s'est impliqué dans les manifestations anti-G8. Fakoly est un des auteurs de l'album Drop the Debt (2003), au profit de l'organisation altermondialiste ATTAC et African Consciences.
Tiken Jah Fakoly dénonce le colonialisme et la néo-colonisation [4]:
Tiken Jah Fakoly dénonce le colonialisme et la néo-colonisation [4]:
« Après l'abolition de l'esclavage
Ils ont créé la colonisation
Lorsque l'on a trouvé la solution,
Ils ont créé la coopération
Comme on dénonce cette situation.
Ils ont créé la mondialisation.
Et sans expliquer la mondialisation,
C'est Babylone qui nous exploite »
Il est également sensible au problème des ventes d'armes à l'Afrique, du pillage de ses richesses et des soutiens occidentaux à la dictature[5]:
« La politique France Africa
C'est du blaguer tuer
[...]
Ils nous vendent des armes
Pendant que nous nous battons,
Ils pillent nos richesses
Et se disent être surpris de voir l'Afrique toujours en guerre.
Ils ont brûlé le Congo
Enflammé l'Angola.
Ils ont ruiné le Gabon
Ils ont brûlé Kinshasa
[...]
Ils cautionnent la dictature
Tout ça pour nous affamer. »
L'expression "blaguer tuer" signifie, selon l'auteur : « On nous blague veut dire qu'on fait comme si on nous aimait et pourtant d'un autre côté on nous massacre, on nous tue. Par exemple l'armée française, venue soi-disant pour protéger la communauté internationale, est en Côte d'Ivoire simplement pour protéger les intérêts français »[6].
Le thème de Babylone, qui, dans la culture reggae et rastafari, désigne l'occident matérialiste, est également un thème récurrent des chansons de Tiken Jah Fakoly[7] :
« Dans ce monde où le système a rendu le pauvre impuissant et muet
Oui partout dans ce monde, la loi décidée par les hors-la-loi
Ce monde de capital où la moralité n'est plus capitale
[...] Je suis fatigué, oh mon dieu
Délivre tes enfants des mains de Babylone »Goun